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Les engins Diesel en service

Introduction

Vous croyez certainement que les seuls matériels que devraient présenter les chemins de fer touristiques au grand public se doivent d'être à vapeur. Le panache, les escarbilles, les tchou-tchou, les jolies bielles et les roues à rayon, voilà le rêve ferroviaire!

Peut-être, mais en fait, cette image (d'Épinal) est d'une part très réductrice du chemin de fer, d'autre part, elle occulte le fait que fatalement, de plus en plus de personnes dans le futur connaîtront aussi bien les locomotives à vapeur que nos petits chérubins les poules, les vaches et la ferme! Les connaissances se résumeront à ce qui est relaté dans les bouquins d'histoire, les musées et les films historiques ou documentaires.

Dès lors nulle nostalgie dans le regard du jeune visiteur, mais bien plutôt de la curiosité, de l'amusement ("mais comment pouvaient-ils utiliser un engin aussi bruyant, poussif et polluant?"), de la compassion ("les pauvres, ils se traînaient vraiment en train") et pour quelques-uns, peut-être, de l'émerveillement devant des engins qui font partie de l'histoire de leur région!

Ensuite, c'est oublier que bien souvent l'être humain est nostalgique de la période qu'il a connue étant enfant. Pour de plus en plus de personnes, il va s'agir de la période de transition entre tractions vapeur et électrique à savoir la période de la diésélisation massive des lignes secondaires.

Dès lors, les engins de leur enfance/adolescence sont des diesel, forcément verts (couleur SNCF oblige) et très souvent à cabine centrale et aux panaches de fumée (surtout à l'accélération) approchant ceux des vapeurs à peine entrevues!

Eh bien pour ces visiteurs aussi, le CFTR a quelques pensées puisque son parc d'engins à moteur thermique est assez étoffé et la diversité est au rendez-vous.  Cliquez simplement sur la photo de chaque engin pour en obtenir une description plus détaillée.

 Propriété d'un membre fondateur, le yaya ou 62000 Baldwin assure la remorque du train avec la vapeur en gare, en concurrence avec le V22. Il ne fait pas qu'accomplir cette tâche mais fait aussi la manoeuvre de retournement au lieu-dit de Sans-soucis, terminus du train, où les touristes francais prennent le bâteau et les touristes allemands le train.

 Notre V22 d'origine est-allemande est utilisé régulièrement lors de l'exploitation pour amener le train avec la locomotive à vapeur en gare à 14h.

Le Decauville, propriété de l'association, n'est pas utilisé pour l'exploitation proprement dite mais seulement pour les manoeuvres dans le dépôt. Sa forte masse adhérente et sa transmission hydraulique très démultipliée le rendent tout-à-fait pratique surtout lorsque le rail est gras et/ou mouillé.

Le Deutz, acquis par l'association en 2005 et datant de l'immédiate après-guerre, vient renforcer le parc fortement sollicité de l'association pour effectuer diverses manoeuvres pendant l'exploitation.

Le Y 2402 d'origine SNCF est propriété de l'association et est utilisé pendant l'exploitation pour les manoeuvres de retournement de la rame à Sans-Soucis mais commence à présenter des signes de fatigue au niveau de son diesel.

L'Hispano-suiza (du nom de son 6 cylindres) est employé occasionnellement pour déplacer les engins moteurs dans notre dépôt. mais il n'est pas habilité à circuler en ligne.

 Occasionellement, notre membre allemand parcourt la ligne avec son Kö, histoire de ne pas perdre la main.

 Le Moyse DMC, propriété de l'association, est un morceau d'histoire à lui tout seul puisqu'il a été construit pour le réseau Alsace Lorraine d'où son intérêt muséographique évident. Par ailleurs, après avoir été longtemps hors d'usage du fait de difficultés au niveau de sa transmission électrique, il a longtemps fait essentiellement de la figuration bien habrité dans le dépôt. Dans l'intervalle, il a été (en partie) réparé et permet de manoeuvrer des locomotives à vapeur froides. Un Moyse a été acquis en cette année 2014 pour en récupérer un moteur de traction et ainsi redonner à celui-ci toutes ses capacités de traction! Encore bien du travail en perspective!

Le Breuer, un engin inclassable et vraiment hors du commun.

Le Saviem, un engin monté sur pneus, comme les mythiques Micheline des années 30!


Ces engins sont soit propriété de l'association soit propriété de membres (actifs ou non) qui les mettent à sa disposition sous un régime de convention. Ils sont acquis soit directement auprès des entreprises qui les utilisaient et ont désiré à un moment s'en séparer (au prix de la ferraille), soit lors de ventes aux enchères ou encore auprès de ferrailleurs, juste avant le chalumeau. Sans leurs services, l'exploitation du Chemin de Fer touristique serait tout simplement impossible. Et puis ils ont bien souvent soit un intérêt historique et patrimonial soit un charme particulier.


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